IA : Google DeepMind met son IA au service de la fusion nucléaire de CFS
Google DeepMind a annoncé un partenariat majeur avec Commonwealth Fusion Systems (CFS), entreprise américaine considérée comme l’une des plus avancées au monde dans la course à la fusion nucléaire. L’objectif est ambitieux : accélérer l’arrivée d’une énergie de fusion commercialement viable grâce à des technologies d’intelligence artificielle capables de simuler, optimiser et contrôler le plasma au cœur des futurs réacteurs.
Cette collaboration marque un tournant important dans l’histoire de la fusion nucléaire : pour la première fois, l’IA devient un outil central pour résoudre l’un des défis scientifiques les plus complexes jamais entrepris.
DeepMind s’associe à CFS pour intégrer l’IA au sein du réacteur expérimental SPARC, dont l’objectif est de démontrer un gain net de fusion produire plus d’énergie qu’il n’en consomme entre 2026 et 2027.
Au-delà de la recherche, Google affiche un engagement concret en signant un contrat d’achat d’électricité (PPA) de 200 MW avec CFS, signal fort de confiance dans la technologie de fusion en développement.
La pièce maîtresse de la collaboration est TORAX, un simulateur open-source conçu par DeepMind pour modéliser le comportement du plasma dans un tokamak.
Grâce à TORAX, il devient possible de réaliser des milliards d’expérimentations virtuelles (“mille-millions”) avant même le démarrage du réacteur SPARC.
Pourquoi TORAX est un accélérateur décisif :
• Simulation différentiable rapide du plasma.
• Reproduction fidèle des dynamiques physiques extrêmes.
• Intégration directe avec les modèles d’IA et les algorithmes de contrôle.
• Réduction considérable des essais physiques coûteux et risqués.
En d’autres termes, TORAX permet de tester en quelques heures ce qu’il faudrait des années à reproduire en laboratoire.
L’utilisation de l’IA par DeepMind et CFS ne se limite pas à la simulation, elle vise également la gestion en temps réel de la machine.
Trois champs d’application majeurs :
1. Simulation avancée du plasma
L’IA permet de prévoir l’évolution du plasma à plus de 100 millions de degrés Celsius, une condition nécessaire pour reproduire l’énergie du Soleil sur Terre.
2. Optimisation des trajectoires vers le gain de fusion
Les algorithmes analysent des millions de configurations possibles :
• intensité des aimants supraconducteurs,
• injection du carburant deutérium–tritium,
• puissance de chauffage,
• gestion des flux thermiques.
3. Contrôle en temps réel via apprentissage par renforcement
L’IA pourrait ajuster instantanément les paramètres clés pour :
• stabiliser le plasma,
• éviter des perturbations dangereuses,
• maximiser l’efficacité énergétique.
Elle agirait comme un copilote numérique, capable de prendre des décisions impossibles à gérer manuellement à une telle vitesse.
L’alliance entre Google DeepMind et CFS pourrait devenir un moment charnière dans la quête de la fusion nucléaire.
Entre simulations massives, contrôle intelligent du plasma et engagement industriel concret, l’IA apporte enfin les moyens de relever un défi qui semblait insurmontable.
Si les résultats du réacteur SPARC confirment les promesses annoncées, ce partenariat pourrait ouvrir la voie à la première génération de réacteurs de fusion commercialement exploitables et peut-être transformer durablement le système énergétique mondial.
Retrouvez ci-dessous plusieurs ressources utiles pour approfondir ce thème.
Sources :
https://www.sfen.org/rgn/lia-de-google-deepmind-au-service-de-la-fusion-nucleaire-de-cfs/
https://www.anews-mobility.fr/lia-egalement-au-service-de-la-fusion-nucleaire/
https://www.mac4ever.com/ecotech/192508-l-ia-de-google-veut-avancer-sur-la-fusion-nucleaire

