Smile lance Smile.AI, son agent conversationnel créé en 8 semaines
Dans un contexte où les entreprises cherchent à intégrer l’intelligence artificielle de manière concrète dans leur relation client, Smile a dévoilé Smile.AI, un agent conversationnel développé en seulement huit semaines par ses équipes internes.
Plutôt que de concevoir un simple chatbot destiné à répondre à des questions générales, Smile a développé un assistant capable d’identifier l’intention réelle des visiteurs, de comprendre leur contexte et de qualifier leurs besoins. L’agent ne se contente pas de fournir des informations : il analyse les échanges, prépare des synthèses exploitables et transmet aux équipes commerciales des demandes déjà contextualisées, ce qui améliore la qualité des prospects et accélère le traitement des sollicitations.
L’un des aspects les plus remarquables du projet réside dans sa rapidité de développement. Réalisé en moins de deux mois par une équipe d’environ cinq spécialistes comprenant des développeurs, un architecte IA, un chef de projet et un UX designer, Smile.AI démontre qu’un agent conversationnel performant peut être conçu rapidement lorsque les données, les compétences et les objectifs sont clairement définis.
Sur le plan technologique, la solution repose sur une architecture RAG (Retrieval-Augmented Generation), hébergée sur Google Cloud via Vertex AI. Cette approche permet à l’agent de générer des réponses à partir d’un corpus de documents internes préalablement vérifiés, plutôt que de s’appuyer uniquement sur les connaissances générales d’un grand modèle de langage. Les réponses sont ainsi plus fiables, mieux contextualisées et conformes aux informations officielles de l’entreprise.
Smile souligne également avoir accordé une importance particulière à la gouvernance des données. Avant même l’entraînement de l’agent, les équipes ont consacré une part importante du projet au tri, à la validation et à la structuration des contenus internes. Cette préparation garantit une meilleure qualité des réponses et limite les risques d’informations erronées ou obsolètes. Parallèlement, plusieurs mécanismes de sécurité ont été intégrés afin de protéger le système contre les attaques telles que les injections de commandes (prompt injection) ou les tentatives d’usurpation d’identité.
Les premiers résultats d’utilisation apparaissent encourageants. Selon Smile, l’agent a déjà traité environ 5 500 questions, avec une durée moyenne de session de huit minutes, signe d’un engagement élevé des visiteurs. Les demandes concernent principalement l’expertise technique de l’entreprise, mais aussi le recrutement et les projets clients, démontrant que l’assistant répond à des usages variés.
Pour aller plus loin sur le sujet, voici une sélection d’articles et de sources à consulter.
Sources

