Accusé de créer une culture toxique et de mauvaise gouvernance, Travis Kalanick, cofondateur d’Uber, a été poussé à la démission en 2017 de son propre poste de CEO, mettant fin à son contrôle sur l’entreprise
Image : Travis Kalanick CEO de Uber
Travis Kalanick cofonde Uber en 2009 avec Garrett Camp. L'idée révolutionnaire d'une application permettant de commander un chauffeur via smartphone transforme rapidement le transport urbain mondial. Uber devient l’un des symboles de la « tech » disruptive.
Sous la direction de Kalanick, Uber connaît une croissance spectaculaire. Présente dans des dizaines de pays, la startup est valorisée à plus de 70 milliards de dollars en moins de 10 ans, devenant une des plus grosses licornes de la Silicon Valley.
Mais cette croissance s'accompagne d'une culture interne jugée toxique : pression extrême sur les employés, compétition malsaine, et tolérance envers des comportements inappropriés. Kalanick est souvent accusé d’encourager cette mentalité « bro culture ».
En 2017, une série de scandales frappe Uber : des accusations de harcèlement sexuel, de sexisme, de pratiques de travail abusives, et de comportements inappropriés au sein de l’entreprise. L’enquête interne déclenche une tempête médiatique.
L’ingénieure Susan Fowler publie un blog en février 2017 relatant le harcèlement sexuel qu’elle a subi chez Uber et l’inaction de la direction. Ce témoignage déclenche un tollé international et alimente les critiques sur le leadership de Kalanick.
Parallèlement, Uber affronte des procès pour non-respect des réglementations, notamment avec les taxis traditionnels. Kalanick est aussi impliqué dans une affaire de vol de données avec Waymo, filiale de Google.
Les investisseurs majeurs, inquiets pour l’image d’Uber, exigent des changements profonds. En juin 2017, après le décès de sa mère et face à une pression croissante, Travis Kalanick accepte de démissionner de son poste de CEO.
Sa démission marque un tournant : Uber tente de reconstruire sa réputation sous la direction de Dara Khosrowshahi. Kalanick reste au conseil d’administration quelques années avant de vendre toutes ses actions en 2019.
Travis Kalanick reste une figure emblématique de la Silicon Valley, car il est un visionnaire pour certains, dangereux pour d’autres. Il a bâti un empire technologique, mais au prix d'une gouvernance décriée.
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