L’Union africaine adopte un cadre commun pour faciliter les paiements transfrontaliers entre 15 pays africains

L’Union africaine adopte un cadre commun pour faciliter les paiements transfrontaliers entre 15 pays africains

solution de Paiement commun UA

En 2024, l’Union africaine a officiellement adopté un cadre commun de paiements transfrontaliers, visant à fluidifier les transactions financières entre 15 pays africains membres de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Ce dispositif s’appuie sur l’opérationnalisation du PAPSS (Pan-African Payment and Settlement System), une infrastructure de paiement panafricaine permettant aux entreprises et institutions financières d’effectuer des règlements en monnaies locales, sans passer par le dollar ou l’euro comme intermédiaires.

Concrètement, une entreprise basée au Ghana peut désormais payer un fournisseur au Nigeria ou au Kenya instantanément, via les banques centrales et banques commerciales participantes, réduisant drastiquement les coûts, les délais et les risques de change.

Cette décision marque une étape structurante pour l’intégration économique africaine. Jusqu’ici, plus de 80 % des paiements intra-africains transitaient par des devises étrangères, entraînant :

  • des frais de transaction élevés,

  • des délais pouvant dépasser plusieurs jours,

  • une dépendance accrue aux systèmes financiers hors du continent.

Avec ce cadre commun, l’Union africaine vise à :

  • stimuler le commerce intra-africain, encore inférieur à 20 % du commerce total du continent,

  • renforcer la souveraineté financière africaine,

  • réduire les coûts pour les PME, commerçants et fintechs,

  • favoriser l’essor de champions bancaires et fintech panafricains.

Pour les entreprises africaines, cette réforme est majeure. Les PME, importateurs, exportateurs, plateformes e-commerce et startups fintech bénéficient désormais :

  • de transactions plus rapides,

  • d’une meilleure visibilité sur les flux financiers,

  • d’une réduction des barrières à l’expansion régionale.

Du côté des États, ce système améliore la traçabilité des flux, limite l’informel et renforce la coopération entre banques centrales africaines.

À moyen terme, ce cadre pourrait s’étendre à l’ensemble des pays membres de la ZLECAf, transformant profondément l’architecture financière du continent.

 

 

Sources 

Image : https://www.journalombre.com/le-libre-echange-en-afrique-au-dela-des-obstacles-la-croissance.html 

https://www.visaopenness.org/fr/pages-not-in-use/lunion-africaine-dernieres-avancees-au-titre-de-la-zlecaf/ 

https://papss.com/fr/a-propos-de-nous/ 

https://www.afdb.org/sites/default/files/documents/strategy-documents/cadre_strategique_pour_lintegration_regionale_rev2.pdf 

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