Accusé de blanchiment d'argent estimé à 1,37 milliard de dollars, Khadem al-Qubaisi, ancien directeur général de l’International Petroleum Investment Company (IPIC) à Dubaï, a été condamné à 15 an de prison
Khadem al-Qubaisi a longtemps été considéré comme l’un des hauts responsables les plus influents du monde financier des Émirats arabes unis. Né à Abou Dhabi en 1971, il a gravi les échelons pour devenir directeur général de l’International Petroleum Investment Company (IPIC), une des principales sociétés d’investissement détenues par l’État.
À la tête de l’IPIC, al-Qubaisi a supervisé des opérations financières d’envergure et des partenariats internationaux. Son rôle clé lui a permis d’accéder à des cercles de pouvoir économique, mais aussi d’élargir son réseau d’affaires à travers plusieurs continents.
Cependant, derrière cette réussite professionnelle se trouvaient des pratiques illégales. Dans les années 2010, des enquêtes internationales ont commencé à s’intéresser aux flux de fonds liés à al-Qubaisi, notamment en lien avec des détournements et des opérations de blanchiment impliquant des sommes colossales. Ces enquêtes ont notamment exploré ses liens avec le scandale financier mondial autour du fonds souverain malaisien 1Malaysia Development Berhad (1MDB).
Les autorités des Émirats arabes unis ont finalement arrêté al-Qubaisi en 2016 dans le cadre de ces investigations financières. Les charges retenues contre lui incluaient le blanchiment d’argent, la corruption et la gestion déloyale de fonds publics, des infractions graves qui ont mis en lumière l’ampleur des détournements présumés.
Lors de son procès à Abou Dhabi, les procureurs ont présenté des preuves montrant comment il avait abusé de sa position pour dissimuler l’origine de fonds importants et les rediriger vers des comptes et des sociétés contrôlés ou influencés par lui. La justice a estimé que ces actes avaient causé des dommages financiers significatifs.
En 2019, Khadem al-Qubaisi a été jugé coupable et condamné à 15 ans de prison pour corruption et blanchiment d’argent. Cette peine reflète la gravité des infractions retenues contre lui et constitue l’une des condamnations les plus lourdes prononcées dans le cadre des affaires financières impliquant de hauts dirigeants émiratis.
Cette affaire a eu un fort retentissement international, soulignant les risques liés aux crimes financiers à grande échelle et la coopération croissante entre autorités judiciaires pour lutter contre le blanchiment d’argent et la corruption. Elle rappelle aussi l’importance de la transparence et de la surveillance dans les transactions financières internationales.
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